Ce que nous mangeons soutient tout le reste : l'énergie, le sommeil, la récupération, le confort digestif. Le stress, lui, change notre façon de manger, souvent sans qu'on s'en aperçoive. Voici comment j'aborde ces questions en consultation, ce que la micronutrition apporte, et ce qu'elle ne prétend pas faire.
L'alimentation n'est pas un traitement. C'est un socle. Un corps qui reçoit ce dont il a besoin récupère mieux, dort mieux, encaisse mieux les contraintes du quotidien. C'est vrai pour un sportif qui enchaîne les entraînements comme pour une personne qui passe ses journées assise.
La bonne nouvelle, c'est que l'essentiel tient en trois principes simples, largement admis, et qui n'exigent ni régime ni privation.
Des repas à des horaires à peu près stables aident le corps à anticiper. Le rythme fait souvent autant que le contenu de l'assiette.
Varier les aliments couvre naturellement l'essentiel des besoins. Viser une assiette parfaite crée surtout de la pression.
Une alimentation qu'on tient sur la durée est une alimentation qu'on aime. Les listes d'interdits tiennent rarement plus de trois semaines.
C'est le point où mon métier rejoint votre assiette. Sous tension, la façon de manger se déforme : les repas sautent ou se prennent debout, l'appétit s'emballe ou disparaît, le sucré devient une réponse rapide à une journée difficile. Et la digestion elle-même se modifie, parce que le tube digestif et le système nerveux communiquent en permanence.
Ce qui se joue ici n'est pas un manque de volonté. C'est un corps qui cherche une solution avec les moyens du moment. Travailler l'alimentation sans regarder la tension qui la déforme revient souvent à traiter la conséquence.
La micronutrition s'intéresse aux apports en vitamines, minéraux, oligoéléments et acides gras : ce que le corps reçoit en petites quantités et qui participe à son fonctionnement quotidien. Elle regarde donc autre chose que les calories ou l'équilibre des grands groupes d'aliments.
Ce n'est ni un régime, ni de la diététique. La diététique construit l'équilibre alimentaire dans son ensemble, et c'est le métier des diététiciens. La micronutrition, telle que je l'aborde, sert à repérer avec vous ce qui pourrait manquer ou déséquilibrer, et à vous orienter vers un bilan médical quand la question mérite une analyse biologique.
Je suis formé en micronutrition par le laboratoire Nutergia (2015) et le laboratoire Copmed (2018). Ces deux organismes forment des praticiens et fabriquent également des compléments alimentaires : je le précise pour que vous sachiez d'où vient ma formation.
Je ne vends aucun produit et je ne perçois aucune commission. Ce que je conseille, vous vous le procurez où vous le souhaitez.
Et je conseille au-delà des deux laboratoires qui m'ont formé : PiLeJe, Herbolistique et d'autres, selon ce qui correspond à votre situation. Mon intérêt est que ça vous serve, pas qu'une marque en particulier soit choisie.
La micronutrition n'est pas une consultation à part au cabinet. Elle s'intègre à la séance d'ostéopathie quand le motif s'y prête, sans supplément de tarif. Deux situations la font venir naturellement dans la conversation :
La séance d'ostéopathie consciente, qui dure deux heures, laisse plus de place à ce sujet. Le format long permet de prendre le temps d'explorer les habitudes, le rythme de vie et ce qui pèse, plutôt que d'ajouter trois conseils à la fin d'une consultation.
Sur ce sujet plus qu'ailleurs, les promesses circulent. Je préfère vous dire où se situe chaque chose.
Une alimentation variée et suffisante soutient l'ensemble des fonctions du corps. Certaines carences se mesurent et se corrigent : le fer, la vitamine D, la vitamine B12 ou le magnésium selon les situations. Cela passe par une analyse biologique, prescrite et interprétée par un médecin.
Se supplémenter largement sans carence identifiée n'a pas montré d'intérêt démontré. Et les compléments alimentaires ne sont pas anodins : l'ANSES les surveille par un dispositif de nutrivigilance, notamment pour leurs interactions avec des traitements en cours. C'est une raison de plus d'en parler à votre médecin ou à votre pharmacien si vous suivez un traitement.
Sur les troubles digestifs fonctionnels, ceux pour lesquels les examens ne montrent pas de lésion, le travail manuel donne de bons résultats en consultation. La revue de littérature de 2023 sur les indications de l'ostéopathie ne classe pas ces troubles parmi les mieux étayés : je vous le dis plutôt que de le taire.
J'ajoute ceci, qui compte autant : l'absence d'étude n'est pas une preuve d'inefficacité, c'est une absence de mesure. Un bénéfice réel qui n'a pas encore été étudié reste un bénéfice réel. Mon expérience de praticien n'a pas la valeur d'une étude et je ne la présente pas comme telle. Elle vaut ce qu'elle vaut, une observation répétée et honnête, et vous restez juge.
Tout ce qui précède concerne le fonctionnel. Dès qu'une cause organique est en jeu, c'est la médecine qui traite, et mon rôle est de vous y renvoyer. Distinguer les deux suppose que les examens aient été faits : c'est pourquoi je vous adresse à votre médecin devant tout symptôme qui s'installe.
Sources : ANSES, dossier compléments alimentaires : usages et risques · revue systématique des indications de l'ostéopathie, 2023
Savoir où s'arrête mon champ fait partie de mon travail. Voici les situations où quelqu'un d'autre est mieux placé que moi.
Pour toute analyse biologique, tout symptôme qui persiste, une perte de poids inexpliquée, ou avant d'ajouter un complément à un traitement en cours.
Pour construire un équilibre alimentaire de fond, adapter une alimentation à une pathologie, ou travailler sur la durée. C'est leur métier, pas le mien.
Quand la relation à la nourriture devient une souffrance : les troubles du comportement alimentaire relèvent d'un accompagnement médical et psychologique.
Grossesse, allaitement, sport à haut volume d'entraînement : des besoins spécifiques, à voir avec la sage-femme, le médecin ou un diététicien du sport.
Non. La diététique construit l'équilibre alimentaire dans son ensemble, c'est le métier des diététiciens. La micronutrition s'intéresse plus précisément aux apports en vitamines, minéraux, oligoéléments et acides gras. Les deux approches se complètent, et je vous adresse à un diététicien quand c'est son domaine.
Non, et je ne perçois aucune commission. Vous vous procurez où vous le souhaitez ce dont nous avons parlé. Je conseille aussi des laboratoires qui ne m'ont pas formé, comme PiLeJe ou Herbolistique, selon ce qui correspond à votre situation.
Pas systématiquement. Se supplémenter largement sans carence identifiée n'a pas montré d'intérêt démontré, et les compléments ne sont pas anodins, en particulier avec un traitement en cours. La démarche logique est d'abord l'alimentation et le rythme de vie, puis un bilan biologique par votre médecin si une carence est suspectée.
Non, ce n'est pas un préalable. Si nos échanges font émerger une question qui mérite une mesure, je vous invite à en parler à votre médecin, seul habilité à prescrire et à interpréter une analyse biologique.
Non. La micronutrition n'est pas une consultation à part : elle s'intègre à la séance d'ostéopathie quand le motif s'y prête. La séance d'ostéopathie consciente, qui dure deux heures, laisse simplement plus de place à ce sujet.
Elle ne remplace aucun traitement et ne guérit aucune maladie. Elle soutient un fonctionnement, ce qui est déjà utile. Dès qu'une cause organique est en jeu, c'est la médecine qui traite et mon rôle est de vous y renvoyer.
Cabinet à Mazerolles, à 5 minutes de Mont-de-Marsan. Prise de rendez-vous en ligne, 24h/24.
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